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La proposition de loi relative à la desserte aérienne du Grand Paris relance le vieux débat sur la création d’un troisième aéroport dans le Bassin Parisien, sur la fermeture de l’aéroport d’Orly, et sur l’instauration du couvre-feu à Roissy.
« Si cela devait être un sujet, il devrait être traité sans passion, avec réalisme et dans toutes ses composantes, y compris économiques et sociales » déclare Yves FOUCHET, Président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie Paris - Ile-de-France.
Entre 2006 et 2010, le nombre de mouvements d’avions a baissé de 2 % sur l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle et de 1,6 % sur celui d’Orly. Il y a donc encore d’importantes réserves de capacité aéroportuaire en Ile-de-France.
Au surplus, l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle offre, par son programme d’investissements, de nouvelles perspectives d’accueil de passagers.
En tout état de cause, si la création d’un troisième aéroport devait être justifiée à terme, elle ne devrait pas se traduire par la fermeture de l’aéroport d’Orly, qui est stratégique pour le développement du sud et de l’ouest de l’Ile-de-France.
L’aéroport d’Orly assure en effet la desserte aérienne de deux des dix territoires majeurs du Grand Paris :
- Le pôle d’Orly avec 173 000 emplois et près de 18 000 établissements, et la vallée des biotechnologies qui regroupe près de 313 000 emplois et près de 12 000 chercheurs.
- Le pôle de recherche et d’innovation de Saclay, destiné à devenir un véritable cluster scientifique et technologique de 12 000 chercheurs et enseignants-chercheurs, 31 000 étudiants, 190 000 habitants et 130 000 emplois supplémentaires.
Et au-delà, Orly a vocation à devenir, au sein du réseau de transport du Grand Paris Express, l’un des plus importants carrefours ferroviaires desservi par la ligne 14 prolongée, la ligne « verte » reliant Orly au Plateau de Saclay et à Versailles Chantiers, et par la ligne d’interconnexion Sud des TGV.
« Avec la fermeture de l’aéroport d’Orly, c’est donc le projet du Grand Paris lui-même qui serait remis en question ! Et cela au moment où la région capitale doit renforcer son attractivité pour préserver son rang parmi les grandes capitales internationales » indique Yves FOUCHET, Président de la CRCI Paris - Ile-de-France.
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